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3° dimanche de carême: Saint Jean Paul II

Année Sainte de la Miséricorde :
Pour vivre le Pardon et la Réconciliat
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Au cœur de la bulle d’indiction de l’année sainte de la Miséricorde, le Pape François nous dit : « En résumé, nous sommes invités à vivre de miséricorde parce qu’il nous a d’abord été fait miséricorde. Le pardon des offenses devient l’expression la plus manifeste de l’amour miséricordieux, et pour nous chrétiens, c’est un impératif auquel nous ne pouvons pas nous soustraire. Bien souvent, il nous semble difficile de pardonner ! Cependant, le pardon est le moyen déposé dans nos mains fragiles pour atteindre la paix du cœur. Se défaire de la rancœur, de la colère, de la violence et de la vengeance, est la condition nécessaire pour vivre heureux. »
Bulle d’indiction du Jubilé Misericordia Vultus n° 9, du 11 avril 2015.

Vivre le pardon, la réconciliation, se défaire de la rancœur, de la rancune, …, c’est souvent un acte difficile qui, pour certains, va au-delà de leurs forces. La démarche que nous vous proposons pendant ce temps de Carême 2016 est celle qui est vécue dans les établissements catholiques du second degré de Bretagne. Nous l’avons trouvée intéressante et nous souhaitons la suivre avec vous. Elle se veut être une aide au service de meilleures relations entre les personnes. Elle nous permettra également de découvrir que le Jubilé de la Miséricorde, souhaité par le Pape François, est une chance et une grâce pour vivre dans un monde où le pardon vécu permet une vie plus apaisée et heureuse.

Ainsi, notre feuille paroissiale vous présentera chaque semaine quelques mots du Pape François et un témoin qui a expérimenté le pardon dans sa vie. Nous nous laisserons guider par Maïté Girtanner, le P. Christian de Chergé, St Jean-Paul II et le P. Emile Shoufani. Nous n’oublierons pas non plus la proposition du CCFD.
P. Christophe Prigent et l’Equipe Pastorale de notre Ensemble Paroissial

Cette semaine, nous poursuivons notre méditation de Carême avec Saint Jean-Paul II. Mais pour commencer, prenons le temps d’écouter les réponses du Pape François au journaliste Andrea Tornielli dans le livre d’entretiens : Le nom de Dieu est miséricorde, éditions Robert Laffont, 2015, p 29. Le Pape François répond à la question : « Qu’est-ce que la miséricorde, pour vous ? »

« Etymologiquement, « être miséricordieux » signifie ouvrir son cœur au mystère. Regardons l’attitude du Seigneur : la miséricorde, c’est l’attitude divine qui consiste à ouvrir les bras, c’est Dieu qui Se donne et qui accueille, c’est Dieu qui Se penche pour pardonner. Jésus a dit qu’Il n’était pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs. Il n’est pas venu pour ceux qui sont en bonne santé, qui n’ont pas besoin d’un médecin, mais pour les malades. On peut donc dire que la miséricorde est la carte d’identité de notre Dieu. Dieu de miséricorde, Dieu miséricordieux. »

p. 37. A.T. : A votre avis, pourquoi l’humanité d’aujourd’hui et notre époque, ont-elles autant besoin de miséricorde ?

Pape François : « Parce que c’est une humanité blessée, une humanité qui porte de profondes blessures. Elle ne sait pas comment les soigner, ou bien elle croit que c’est impossible. Et il n’y a pas que les maladies sociales et les personnes blessées par la pauvreté, l’exclusion sociale, par les nombreuses formes d’esclavages de ce troisième millénaire. Le relativisme aussi blesse les personnes : tout semble avoir la même importance, tout se vaut, en apparence. Cette humanité a besoin de miséricorde. Il y a plus d’un demi-siècle, Pie XII disait que le drame de notre époque était d’avoir perdu le sens du péché, la conscience du péché. A cela s’ajoute aujourd’hui, le fait, dramatique, de considérer notre maladie, notre péché, comme incurable, comme quelque chose qui ne peut être ni guéri ni pardonné. Ce qui fait défaut, c’est l’expérience concrète de la miséricorde. La fragilité des temps où nous vivons, c’est aussi cela : croire qu’il n’existe aucune possibilité de rachat, une main qui t’aide à te relever, une étreinte qui te sauve, te pardonne, te soulage, t’inonde d’un amour infini, patient, indulgent, et te permet de reprendre la route. Nous avons besoin de miséricorde. »

3° dimanche de carême: Saint Jean Paul II

Du pontificat de Jean-Paul II, on ne parlera ici que du geste de pardon envers Ali Agca qui avait tenté de l’assassiner le mercredi 13 mai 1981, jour de l’audience générale hebdomadaire. Avant de parler du geste de réconciliation du Pape Jean-Paul II envers son assassin, il est important de replacer l’histoire de l’attentat. Il est possible de regarder le journal télévisé de France 3, le soir-même du drame : www.ina.fr/video/DVC8108227601

Paroles prononcées par le Pape Jean-Paul II, le dimanche 17 mai 1981 : « Je me sens particulièrement proche des deux personnes qui ont été blessées avec moi. Je dis au frère qui m’a blessé que je lui pardonne sincèrement. »

Le Pape François : « Il n’y a pas de péché que Dieu ne puisse pardonner. Il suffit que nous demandions Pardon ! » in Pape François, Pontifex_fr- 21.02.2015

Nous pouvons nous interroger : pourquoi la phrase du Pape François est-elle associée à Saint Jean-Paul II ? Quelques propositions :

  • Le Pape en pardonnant à la personne qui avait attenté à sa vie témoigne que le pardon est un geste favorisant une vie sereine malgré le mal.
  • En rencontrant Ali Agca, Jean-Paul II, qui lui-même avait l’habitude de vivre régulièrement le sacrement du pardon et de la réconciliation, témoigne que Dieu propose son pardon à chaque personne.
  • Le Jubilé de la Miséricorde est un temps privilégié pour vivre la réconciliation pour une vie où l’amour l’emporte sur la méchanceté, la haine, l’égoïsme,…
Tag(s) : #carême

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